Les dessous de la double affaire du journaliste accusé de viol et d'espionnage 

 Les mouvements des femmes contre le viol sont encore une fois devant un cas très grave, aux conséquences imprévisibles. 

 Déjà poursuivi pour une affaire d’espionnage et d’intelligence avec les services d’un pays étranger, Omar Radi vient d’être interrogé par la police judiciaire et maintenu en détention suite à la plainte d’une responsable des relations publiques dans un site francophone. Cette plaignante affirme avoir été violée par le journaliste Radi. 

 Ce dernier doit aussi s’expliquer sur des accusations d’espionnage. Il aurait servi d’agent de terrains aux services néerlandais qui le rémunéraient généreusement, selon des sources proches du dossier. Il aurait des contacts assidus avec le secrétaire politique de l’ambassade hollandaise qui l’avait reçu plusieurs fois dans son bureau et avec qui il échangeait des messages téléphoniques.

 En tout cas, la double affaire est en cours d’instruction et promet de grands rebondissements. 

 Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca vient d’annoncer, ce mercredi 29 juillet 2020 dans un communiqué, que le juge d’instruction a ordonné la mise en détention préventive de Omar Radi.

 La mise en détention a été décidé, explique le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca, suite à l’interrogatoire préliminaire, en vue de poursuivre l’enquête concernant les accusations qui pèsent sur lui dans deux affaires relatives à l’attentat à la pudeur avec violence et viol et à la réception de fonds étrangers dans le dessein de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État et d’entreprendre des contacts avec des agents de pays étrangers en vue de nuire à la situation diplomatique du Maroc.

 Dans son communiqué, le procureur général du Roi relève que suite à une plainte déposée par une citoyenne et sur la base de l’enquête menée par les services de la police judiciaire de la Gendarmerie Royale à Casablanca, le parquet général a déféré Omar Radi devant le juge d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca en vue d’enquêter sur deux présumés délits relatifs à l’attentat à la pudeur avec violence et viol, lesquels délits sont stipulés dans les articles 485 et 486 du Code pénal.

 Dans le cadre de l’enquête déjà annoncée par le parquet dans son communiqué du 24 juin 2020 et suite aux résultats de cette enquête menée par la Brigade nationale de la police judiciaire, le parquet compétent a également demandé d’effectuer une enquête avec le mis en cause au sujet de la réception de fonds de parties étrangères en vue de porter atteinte à la sécurité intérieure de l’État et de mener des contacts avec des agents de pays étrangers pour nuire à la situation diplomatique du Maroc, deux délits qui figurent dans les articles 191 et 206 du Code pénal, conclut le communiqué.

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